Le Socle - Nice
Le Socle
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29/09/25 – 45 € par personne Il y a bien d’autres travers plus regrettables chez le Britannique en voyage que sa quête constante d’« authenticité gastronomique », mais peu aussi agaçants. Surtout, comme ma femme pourra vous le confirmer, lorsque cela se traduit par le refus systématique de restaurant après restaurant dans la vieille ville, chacun d’eux pourtant soigneusement étudié pour des raisons aussi diverses qu’intangibles, mais partageant un dénominateur commun : un détail du menu, la clientèle, le cadre, les prix et le rapport qualité-prix, le personnel, l’ambiance, les horaires d’ouverture, le code vestimentaire ou même la coutellerie est « trop touristique », et parce que « je veux manger là où mangent les locaux ». Cela peut mener à perdre des matinées entières à la recherche du croissant le plus français chez la boulangerie la plus indépendante et représentative de là où ‘la moyenne Joseph’ prendrait son petit-déjeuner chaque matin. Quand on est à Rome, on fait comme les Romains, parce qu’à la maison, nous ne buvons que du thé servi dans de grands salons, dans une vraie porcelaine, jamais chez Starbucks, que nous connaissons aussi peu que Starbucks les subtilités des réglementations fiscales. Mais ce n’est pas forcément toujours l’authenticité du plat que je recherche, un concept d’ailleurs bien flou que je n’entrerai pas ici en détail. Ce que j’apprécie, c’est l’authenticité d’attitude, ici comme ailleurs, et il m’est difficile de me régaler dans ces lieux qui sous une apparence légitime cherchent uniquement à soutirer un maximum d’euros. C’est en partie pour cela que j’ai accepté avec plaisir d’essayer Le Socle et son déjeuner, pas vraiment léger, quelques heures seulement après la lasagne taille pavé de la veille. Je suis un sentimental des histoires à l’origine des restaurants, et celle de Le Socle, sur leur site, évoque les « maux de tête » causés par la réflexion mûrie autour du concept, et déborde d’enthousiasme pour l’idée même de dîner dehors. C’est aussi une affaire familiale, tenue par un couple inspiré par la naissance de leur fille. Touchant. Le service a été à l’image de cette sincérité : notre serveur/chef/propriétaire nous a conseillé des vins, déposé à plusieurs reprises des baguettes toutes chaudes irrésistibles sur notre table, et expliqué les plats de la version anglaise du menu — qui aurait dû rester en français : « terrine de campagne » garde tellement plus de mystère continental que « pressed meat », ne trouvez-vous pas ? L’entrée, une délicate salade d’asperges froides et haricots verts assaisonnés, m’a fait rêver en me disant que si on cuisinait ainsi chez nous, la bataille pour faire manger des légumes à nos enfants serait bien plus facile. Les autres ont commencé par une sorte de lasagne aux champignons façon pesto, puis nous avons partagé en plat principal du merlu, du lotte, du veau et de la moussaka, issus de la carte des plats du jour. Tout était savoureux (à l’exception du veau de Nancy, que j’ai photographié par pitié — il avait l’air délicieux et avait presque le goût attendu. Presque. Nancy, elle, a dit que c’était bien meilleur), sauf peut-être la moussaka, qui a valu à Robert la demande de nous tenir au courant de sa prochaine disponibilité. Et les accompagnements — énormes bols fumants de purée, dauphinois et légumes — ont été enlevés un peu trop vite à mon goût. Peut-être mon lotte, cuit à merveille, manquait-il juste un peu de « waouh ». Malgré la coupure entre le service du midi et du soir, nous n’avons jamais ressenti la moindre pression pour partir, ce qui nous a laissé le temps de nous détendre, de discuter, et d’essayer d’identifier les artistes américains de disco et rock progressif à l’origine d’une bande-son d’enfer (authentique, non ?). Young a renouvelé sa tradition de commander un dessert pour tout le monde afin de goûter à tout. Ni la tarte aux noix de pécan, ni celle poire-cardamome n’étaient tout à fait à mon goût, mais le double expresso habituel était parfait, tout comme l’addition fort raisonnable. Excellente cuisine, service remarquable, compagnie agréable. On ne peut vraiment pas demander mieux. Type de repas : Déjeuner Prix par personne : 40–50 € Nourriture : 4/5 Service : 5/5 Ambiance : 5/5
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